CANTER, le cheval et l'équitation au petit galop

Yoseikan bajutsu
Arts martiaux japonais à cheval

 

Description

Basé sur les plus anciennes techniques guerrières de l'époque féodale japonaise, c'est en fait la pratique des méthodes de combat utilisées par les Samourais.
Si le but de cette discipline n'est plus aujourd'hui de faire la guerre, elle n'en reste pas moins un art martial, composante du Yoseikan Budo, ainsi qu'une discipline équestre à part entière.

Cette discipline regroupe un ensemble de techniques telles que :

  • le tir à l'arc à cheval (voir Yabusame),
  • les combats au sabre (arme d'entraînement en mousse = tchobô),
  • le lancer de javelot,
  • le maniement de la lance, du poignard et du bâton,
  • le travail des chutes,
  • les techniques de monte, le dressage, la voltige en ligne, le travail avec fantassins, le saut d'obstacles, le travail à mains nues avec fantassins ou entre cavaliers, l'étude de katas (canevas - comparable à une reprise en dressage en quelque sorte), etc...

Le Yabusame, ou tir à l'arc à cheval, est donc souvent abusivement intitulé Yoseikan Bajutsu puisqu'il n'est qu'une des composantes de la discipline, et inversement, le Yoseikan Bajutsu ne se réduit pas au seul tir à l'arc.

La discipline est reconnue en Belgique, pas encore en France.

 

Origine & historique de la discipline

YOSEIKAN est le nom de l'école japonaise d'arts martiaux de Maître Minuro MOCHIZUKI, le plus haut gradé vivant au monde, et descendant direct du dernier samouraï. Son fils Hiroo, établi à Aix en Provence, est le fondateur du Yoseikan Budo Mondial.
BAJUTSU nom commun d'origine japonaise (BA = cheval - JUTSU = armes) désignant les techniques s'effectuant à cheval dans la tradition des samouraïs : tir à l'arc (arc mongol) et jet de lance sur cible fixe, frappe avec arme mousse (tchobô) sur cibles flexibles, combats de bâtons mousse au botte à botte, épreuves d'adresse et de maniabilité des deux mains, forment l'essentiel des séances à cheval.

Cet art martial était au Japon l'apanage des aristocrates et de certains corps spéciaux de cavalerie.
Chaque famille guerrière avait ses propres techniques de Bajutsu. Une des plus anciennes écoles traditionnelles de Bajutsu était celle appelée Otsubo-ryû, créée au XVème siècle et qui utilisait le grand arc (yumi) et un très long sabre courbe (O-dachi).

Le Bajutsu se maintint au Japon jusque vers 1600 où il disparut définitivement suite à l'utilisation des armes à feu au combat.

Aujourd'hui, les choses ont un peu changées, et c'est ainsi que fin des années 80, le Maître japonais Hiroo MOCHIZUKI (issu lui-même d'une lignée de Samourais), fondateur de l'Ecole YOSEIKAN a renoué avec la tradition et remis au "goût du jour" la pratique du Bajutsu. De par ses origines, et fort de son expérience des Budos (8ème Dan Jiu-Jitsu, 8 ème Dan Aikido, 7ème Dan Karate, 5ème Dan Iaido, 3ème Dan Judo, etc...), Hiroo MOCHIZUKI, cavalier dès son plus jeune âge, n'éprouva aucune difficulté à concevoir un Bajutsu moderne à la portée de tous.

 

Le Ba (cheval) Jutsu (technique) comprenait des cours complets d'équitation avec et sans armures, allant du dressage des chevaux à la maîtrise des aides, et comportait des sauts d'obstacles, des traversées de rivières, ainsi que l'apprentissage de l'usage d'armes diverses que l'on pouvait manier à cheval : grands sabres, arc, yari, naginata, etc...

 

Compétitions

Lors des recherches il a été trouvé trace de l'organisation d'une Coupe de France de la discipline au Haras du Pin en 2008.

Un championnat de Belgique existe, organisé par les Ecuries du Grand Royal.

 

Examens spécifiques à la discipline

Il existe des grades de niveau de pratique, comme pour tout art martial.

Cette division s’opère entre les grades KYU et les grades DAN.

Les grades Dan sont, en quelque sorte, les ceintures noires, et les grades Kyu, les ceintures de couleurs (jaune, orange, verte, etc.…).
Toutefois, en Yoseikan Bajutsu, tous les pratiquants portent une ceinture bleue et blanche. Pas de distinction de grade visible, dès lors pas de course à la ceinture.

Dans ces grades inférieurs constitués par les Kyu, nous y trouvons 3 niveaux :

Nous trouvons ensuite, au niveau supérieur, l’ensemble des grades DAN en commençant par: SHODAN (1er Dan), NIDAN (2ème Dan), etc…

Deux parties pour chaque grade : l’une à cheval et l’autre à pied. En effet, différents exercices doivent être présentés à pied avant de l’être à cheval.
Il serait stupide et dangereux d’envisager du tir à l’arc à cheval sans une bonne base de travail au sol.

Pour le tir à l’arc (Kyu Jutsu) et le lancer de javelot (Yali Nage), on trouve tout d’abord la distance de tir, ensuite les points à réaliser, l’allure (pour la partie cheval) et le nombre d’essais maximum.
Remarque : pas de javelot au premier grade, une bonne base d’équitation est utile avant d’aborder la pratique de cette arme.

Deux exercices de frappes de bâtons : en ligne ou en quinconce.
Les Katas sont des canevas ou séries de mouvements codifiés. Un peu comparable à une reprise de dressage. Executés seul ou à deux, l’élève manie, notamment le sabre (en mousse ou en bois) selon des échanges connus. Les Landolis (randoris – le R se prononce L en japonais) sont les exercices de combat au Tchôbo (sabre long recouvert de mousse pour l’apprentissage).

A pied, on apprendra à chuter (Ukemi Waza – avant de l’apprendre à cheval), on se familiarisera aux techniques de déplacements et d’esquives (Tai Sabaki), ainsi qu’aux dégagements (Tehodoki), pratique et très ludique dans le travail à mains nues, entre cavaliers, ou entre cavaliers et fantassins.

 

Matériel

L'arc est souvent un arc de chasse de type arc mongol, ambidextre, de plus ou moins 1m20. Mais tout type d'arc convient du moment qu'il soit court, pour ne pas trop géner à cheval. Au début on préfèrera des arcs de faible puissance (inférieur à 25 livres).

Le tchobô est le sabre en mousse d'entrainement.

Le javelot est le javelot de type scolaire, poids 400 gr. (possible aussi 500, 600 ou 800 gr.).

La cible est le blason officiel de type olympique (5 couleurs, points de 1 à 5).

 

Dressage du cheval

Autrefois, au Japon, on montait à cheval par la droite, en portant le poids du corps vers l'arrière, contrairement à la coutume actuelle. Le Samourai à cheval accrochait les rênes à un anneau de son armure afin d'avoir les mains libres pour combattre ou tirer à l'arc, et dirigeait alors sa monture uniquement par les jambes et le poids de son corps. La selle était en bois recouvert de tissu ou de cuir, et comportait un dosseret. Les étriers étaient larges et profonds, permettant une assiette stable à toutes les allures.

 

Liens sur le net

 

 

Page du carnet www.chevaux-de-feu.net créée le 08/09/2008, dernière modification du
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01/01/1970.