CHEVAUX DE FEU, expérimentations équestres

Equitation, une définition

Ma première préoccupation lorsque je commençais en 2005 à tenter de formuler et décoder mes pratiques, qui étaient devenues instinctives par l'expérience, fut d'essayer de trouver une définition de "l'équitation", telle que je la percevais et y aspirais.
J'invite tout dresseur ou tout cavalier, avant de poursuivre et d'être "parasité" par ma version, à se pencher sur cet exercice de définition: il en ressort inévitablement une composante très personnelle de ce qui est important, pour l'individu, dans le fait "d'aller à cheval" (latin "equitare"). Cette démarche de définition permet d'identifier ses propres ressorts internes, et ainsi par la suite ne pas se perdre dans la diversité des approches, dans une démarche qui ne répondrait pas à ces aspirations profondes.

En ce qui me concerne, voici ce qu'il en résulta:

L'Equitation, c'est l'utilisation du cheval ou de tout équidé par l'homme,
sans dégradation physique ou mentale de celui ci.

 

 

Cette définition comporte deux notions fondamentales : - La notion d'UTILISATION, et on notera que quelle que soit cette utilisation, elle est toujours basée sur la force motrice de l'équidé (déplacement ou puissance). - La notion d'INTEGRITE PHYSIQUE ET MENTALE. Ainsi, toute utilisation du cheval ne sera appelée équitation que si elle ne remet pas en cause son intégrité. Si il y a utilisation avec altération de l'intégrité de l'équidé, on dira alors que l'on " monte à cheval ", et non que l'on " pratique l'équitation ". On notera que, dans cette optique, les blessures, accidents et défenses, résultent généralement de " fautes d'équitation " : (Ex) : Un cavalier d'obstacle entre en piste en ayant insuffisamment échauffé son cheval, il en résulte un clacage sur une réception.La blessure (clacage) résulte d'une faute d'équitation (préparation insuffisante ou inadéquate). (Ex) : Un cavalier part en extérieur avec un cheval connu pour avoir peur des tracteurs. Sur la route il en croise un, le cheval entre en panique, fait tomber son cavalier et rentre à l'écurie. Le cheval a brutalement été confronté à une situation de crise connue, et pourtant non préparée. Il s'agit d'une faute d'équitation dans le sens où : - le cavalier n'aurait pas dû sortir seul avec un tel cheval, mais accompagné d'un cheval n'ayant pas peur des tracteurs ; - il pourrait être mis en place un dressage spécifique d'éducation de cette peur, qui n'est pas une fatalité. Il est important de noter que dans 90% des cas, les " fautes " amenant accident, altération de l'intégrité physique sont issues d'une préparation insuffisante ou inadéquate du cheval, qu'elle soit d'ordre physique ou mentale... d'un manque de " dressage " !