CHEVAUX DE FEU, expérimentations équestres

Gestion du bivouac

 

Une des préoccupations prioritaires, qui détermine en grande partie le matériel à emmener, est celle de la gestion du bivouac. De par mon expérience à ce sujet, il a été choisi (à tort ou à raison... ;) ) un bivouac chevaux basé sur l'attache à une ligne coulissante, afin de favoriser au maximum la possibilité de pacage, et un bivouac humain en hamac couvert, pour des raisons de confort de sommeil et de surveillance du bivouac.
Quelques aménagements sont faits concernant la sécurité, en pensant notemment à l'éventuelle intrusion nocturne d'un animal sauvage.

Bivouac équin
Bivouac humain
Cahier des charges du bivouac idéal
Les étapes en structure

 

 

Bivouac équin

Le bivouac des chevaux, qui s'entend par bivouac sauvage c'est à dire au milieu de nulle part, implique de pouvoir les abreuver, les nourrir, et leur faire passer la nuit à l'attache en sécurité (comportement du cheval, necessité de se coucher confortablement, intrusion possible d'animaux sauvages ou d'autres chevaux en liberté), avec la possibilité de pacage maximum....

Abreuvement: le bivouac sera choisi pour sa proximité à un point d'eau accessible. On se munit d'un seau pliant et d'une corde courte "à tout faire" (la corde orange de 10m) au cas ou le point d'eau serait inaccessible. On mène les chevaux à boire le soir et le matin.

Nourriture: l'autonomie est assurée par un sac à grain de 40L sur le cheval de bât (voir en section alimentation des chevaux pour les détails). Les rations sont mesurées grâce à un fond de bouteille plastique d'eau assez résistant (type bouteille d'évian), sectionné à 1/2L. Il est necessaire d'accoutumer les chevaux aux musettes au préalable (voir en section préparation des chevaux).
Le matin et le soir, pendant le montage et le démontage du bivouac, on attachera alternativement un des deux chevaux et on laissera l'autre pacager librement. Si Victoire ne respecte pas ce contrat de non éloignement, c'est elle qui sera systématiquement attachée (tempérament de leader-protecteur de référence: Jardi ne s'en éloigne pas, mais elle peut prendre des initiatives de départ).

Attache de nuit; le système choisi est celui de la ligne à chevaux, avec les aménagements suivants (necessité d'avoir des arbres sur le bivouac, en haute montagne il est possible de devoir improviser un autre dispositif à cause de la raréfaction de la végétation: les entraves?):

 

Bivouac humain

Aussi curieux que cela puisse paraître, j'ai depuis plusieurs années abandonné toute tente, depuis en fait un séjour étudiant de l'école de foresterie tropicale en Guyane, où j'ai appris comment dormir dans un hamac (eh oui, il y a un mode d'emploi: il faut dormir en travers!!), et trouve cette formule d'un confort de sommeil bien supérieur à la simple belle étoile (que je pratiquais avant) ou surtout à une tente où l'on est à la merci d'un sol inégal et implique la surchage d'une tente et d'un matelas. Option hamac valable seulement à condition d'aménager le concept aux contraintes climatiques européennes, et qui plus est de montagne...
Mon bivouac se compose donc d'un hamac couvert d'une bâche tendue ou au pire d'une nuit à la belle étoile si vraiment, aucun arbre n'est disponible (ce qui est susceptible de survenir en haute montagne sur le GR10...).

Avantages: la légèreté et l'encombrement (roulé avec le sac de couchage en boudin derrière la selle, le bivouac humain se résume à ce "boudin de nuit" et une corde légère.
Inconvénients: ben il faut des arbres.... et en montagne passé une certaine altitude... Le problème va également se poser concernant l'attache des chevaux.

Concernant la nourriture, le "sac à festin" porté sur le bât se compose d'un petit réchaud au gaz, d'une popote. Suivant ce qu'elle contient, on prendre soin d'isoler la petite poubelle en la suspendant à un arbre à distance, au cas ou son contenu interesserait des animaux.... Je crois que ma hantise totale va être chaque jour de ne pas oublier cette poubelle, et qu'elle fasse partie impérative de la "checklist" de chaque départ de bivouac: quelle honte ce serait de s'apercevoir vingt kilomètres plus loin qu'on a laissé cette ignomineuse trace de passage oubliée derrière soi par étourderie....

Le paquetage "matériel lourd et sale", outre la rape de maréchalerie, les easyboots, un filet de rechange, contiendra la fort utile "pelle à caca", pelle pliante de l'armée permettant de creuser un trou avant d'y faire ses besoins, pour ne pas laisser de traces de son bivouac.

 

 

 

Après la première tentative avortée de traversée de 2007, les observations concernant le bivouac sont les suivantes:

Le dispositif de bivouac chevaux et cavalier fonctionne impeccablement bien.......... à condition d'avoir des arbres!!!!
Or j'ai pu constater que, si je m'attendais à la disparition des arbres en montagne, je ne m'attendais pas à ce que, dès l'étage collinéen, ces derniers se rabougrissent, devinssent épars ou agglutinés en fond de vallon, en somme.................. très rarement exploitables pour tendre ligne ou hamac...........
Je garde notamment en mémoire un extraordinaire bivouac sous un rideau de pluie où, allongée sous une tente de fortune construite à l'aide de ma bâche et de bois morts, je surveillais les deux juments, vingt mètres devant moi dans la pluie, chacune attachée aux branches de l'unique arbre rabougri de ce fond de vallée!!!!! Je pense avec émotion que je ne dus un bivouac satisfaisant dans de telles conditions qu'à l'étanchéité de ma bâche et au comportement exemplaire des deux juments qui restèrent ainsi sans bouger toute la nuit..........
De plus, de l'autre coté du ruisseau se tenait l'étalon pottok, et je me demande aujourd'hui même si une de mes juments ne serait pas pleine de ce soir là......

Moralité:
- trouver un autre système parallèle à la ligne à chevaux (cloture électrique portative), renforcer le dressage aux attaches (longue longe, entraves) pour disposer de plusieurs possibilités techniques pour le bivouac des chevaux. La cloture a l'avantage de séparer un peu d'un autre troupeau.... (et des entiers?). Lors de randos d'entrainement, tester ces différentes options.
- abandonner l'option hamac trop dépendante des arbres pour se tourner vers un bivouac en tente classique; faire un cahier des charges pour le choix d'une tente adaptée, la trouver et la tester.

Les couvertures militaires en tant que tapis de selle ont été un élément clef des bivouacs, garantissant la chaleur et le confort au sol (avec un peu d'odeur et de poils de chevaux mais impeccable +++). Tapis de sol inutile pour l'option bivouac en tente, grâce à ces couvertures/tapis de selle.

 

 

 

 

Cahier des charges du bivouac idéal....

 

Les étapes en structure

On veillera à l'éhbergement des chevaux (en pature) avec fourrage A VOLONTE.

A cette occasion, on remplit le sac à grain pour être prêts à 3 nouveaux jours d'autonomie.

On choisira des gîtes peu onéreux avec cuisine à disposition, et parfois on pourra faire la petite folie d'une table d'hôte pour un repas, si l'on voit que l'économie de la structure est basée sur cette prestation.

 

 

Page du carnet www.chevaux-de-feu.net créée le 21/03/2007, dernière modification du 23/11/2007.