25 Janvier 2007, Jardineira
Découverte de la neige
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Confi Chev |
NB: J'ai tenté de filmer le travail, mais sans cameraman, les vidéos sont donc des plans fixes assez éloignée (caméra posée sur un tonneau à l'entrée du manège) ne couvrant pas toute l'aire de travail.

Contenu de la séance à reprendre d'après la vidéo.......................................


Fin de la journée sur le Queyran'ch enneigé et endeuillé.
Intro sur la préparation
Jardin
"Erzatz de harnais", mimant un collier-bricole + effet brinqueballant pour habituer /désensibiliser harnais
Contexte & préparation
J'envisage donc pour la séance (en site protégé, manège clôt):
1- lors du pansage à l'attache, et pour amener le cheval sur l'aire de travail, réitérer les conditions de la précédente séance en manipulant le plus possible le cadre de traction autour et avec elle;
2- une bonne détente à la longe, pour échauffer musculairement et se dégager de toute éventuelle exitation parasite du cheval;
3- une petite séance de longues rènes pour vérifier la solidité des acquis et la mettre dans le contexte de travail de menage;
4- enfin, dans les dix dernières minutes seulement tenter d'introduire l'élément harnais et brancards.
5- Achever absolument sur du calme et un cheval sans inquiétudes.
Contenu de la séance
1- A l'attache dans les écuries: au cours du pansage, j'amène
le cadre de traction et le pose devant elle. Elle ne manifeste aucune inquiétude
et considère cette "activité" comme normale. Je pose
ensuite le surfaix de travail, puis lui enfile sur la tête mon "collier-bricole"
de fortune, qui est sencé simuler un harnais: elle se laisse faire sant
signe de retrait d'aucune sorte, alors que cet erzatz de harnais est assez encombrant
et massif (il s'agit de cordes d'alpinisme passées dans des pads pour
sellette d'attelage).
Le départ de l'écurie, jument en main, est effectué avec
un merdier innomable dans l'autre main comprenant le cadre de traction (plus
de deux mètres de long...), longe, longues rènes, chambrière...
La jument m'emboite le pas sans hésiter et en me regardant sans appréhension
aucune.
La jument porte donc une bride-caveçon permettant à la fois de longer sur le caveçon puis de poser les longues rènes sur un mors de filet sans changer d'outil, un surfaix de travail léger qui permet le passage des longues rènes sur le dos mais aussi d'arriver mon collier-bricole rudimentaire pour qu'il "ballotte mais pas trop" pendant la séance de longe et qu'elle s'y habitue, et enfin le dit collier-bricole de corde, avec divers mousquetons...
2- Je ferme le manège (toujours avec mon cadre de traction dans les pattes, range ma longe en main et nous allons ensemble déposer le cadre de traction au milieu du manège, sans trop de précaution concernant le bruit et la rapidité de dépose au sol: aucune réaction de la jument.
Vidéo à venir
Jument en main à mes cotés, nous partons marcher
sur la piste.
Premier passage, à proximité: aucune réaction de la jument,
la présence du cadre semble tout à fait acceptée, qu'il
soit à terre ou dans mes mains en vertical...
Second passage, en franchissement du cadre à terre, en perpendiculaire:
la jument marque un temps d'hésitation, puis passe par dessus sans aucune
accélération.
Troisième passage, en franchissement dans l'axe: la jument essaye vaguement
d'éviter la zone des porte-guides rouges, plus par souci de ne pas marcher
dessus que par peur.
Quatrième passage: lui fait longer les brancards, puis lui demande un
arrêt à la voix (très bien exécuté, caresse
et félicitation), puis je demande un reculer dans le cadre, qu'elle effectue
mais en se désaxant, je félicite tout de même, car zéro
problème lié à la présence du cadre à terre.
Vidéo à venir
3- Travail en longe habituel, détente aux trois allures dans le calme, avec des changements de main. Jument normale et à l'écoute, qui passe sans y porter attention à proximité du cadre posé à terre. L'erzatz de collier-bricole lui ballotte allègrement sur le poitrail sans qu'elle y porte attention.
4- Arrêt de la longe, pose des longues rènes. Je
constate que j'ai oublié (dans le bordel) le stick de dressage léger
qui me permet de la renvoyer en avant ou dans l'axe aux longues rènes
et suis obligée de conserver à cet effet la lourde chambrière,
quasi inutilisable, et qu' il est inconcevable de prendre simultanément
au cadre de traction pour la suite, trop encombrant.
Marche au pas et au trot sur la piste et sur des changements de main, m'assurant
d'une réponse parfaite et d'un grand calme sur des trajectoires simples,
et en me positionnant derrière elle en permanence (pas de travail avec
meneur sur le coté à la hanche). Vérification du "ho",
stop à la voix. Travail impeccable.
Vidéo à venir
5- Transition trot-arrêt à proximité du cadre
de traction, félicitations vocales et caresses. J'hésite pour
la suite en l'absence du stick de dressage, car si je dois renvoyer la jument
en avant, je ne pourrai le faire qu'à la voix, aucune possibilité
de signal physique...
Je pose les longues rènes sur le surfaix et laisse la jument totalement
libre, vais chercher le cadre à proximité et le pose derrière
elle. Elle n'a pas bougé ni même tourné une oreille inquiète.
C'est très encourageant.
Je demande un reculer dans le cadre à terre. La jument recule mais le
positionnement n'est pas bon pour atteler.
Je la fait avancer puis arrêt, mais vois qu'un nouveau reculer pourrait
la mettre sous contrainte psychologique, donc je choisir de ne pas redemander,
de marcher en avant et la faire rentrer dans le cadre par l'autre extrémité,
en marche avant, et demander un arrêt au milieu. Elle se contracte un
peu (caresses et encouragements), mais léger, donc je commence à
atteler un brancard puis l'autre: pendant cette opération la jument se
repositionne en état décontracté.
Je caresse beaucoup, prend ma position de meneur, vois que seule je ne pourrai
poser les guides et les régler (en prenant le risque d'être mal
positionnée, loin du brancard en cas de réaction), donc je décide
de conserver les longues rènes et ôter les guides des porte guides:
cette opération me prend une ou deux minutes, durant lesquelles la jument
esquisse un pas: prête au pire (car elle entre en contact avec les brancards
+ barre de traction au sol) je dis "ho", "on reste" et la
jument s'immobilise: toujours pas de stress en elle, super (félicitations
vocales).
Je soulève le cadre, range mes longues rènes pour qu'elles me
gènent le moins possible tout en m'apercevant que j'aurais une possibilité
d'intervention plus que réduite (encombrement du cadre à tenir
horizontal pour bien laisser la place de la jument dans les brancards): la jument
esquisse un léger pivot pour se toruner vers moi, se heurte aux brancards
et réagit > "ho". Elle s'immobilise et je félicite
(vocal + tactile caresses sur la croupe).
J'attend calme complet et demande de marcher au pas: elle tente de pivoter,
j'essaye de l'orienter avec le cadre et de l'envoyer devant "devant",
après quelques pas de pivot elle s'engage dans le mouvement (félicitations);
arrivée vers le coin, au lieu de s'engager sur la piste elle pivote dans
le mauvais sens > demandes vocales (non, droite, devant) et orientation du
cadre, avant qu'elle ne s'enferre dans le coin, je libère une main du
cadre pour faire une légère action de longue rène dan sle
sens de ma demande: elle s'engage sur la trajectoire désignée.
Les brancards la perturbent un peu, mais surtout la quasi absence d'indication
aux rènes, visiblement: sans brancards et sans indication de rènes
elle est dressée à aller droit devant, mais là elle repart
à nouveau dans une trajectoire erratique en pas de cotés: je demande
un "ho", qu'elle me donne impeccablement, et que je félicite
abondamment (voix et tactile caresses sur la croupe) .
Deuxième tentative de "marchez devant": à nouveau elle
part en pivot, dubitative certes, mais sans panique: je commente "devant,
non, non, devant", pour lui dire que ce n'est pas ma demande. Je désamorce
à nouveau par un stop, à nouveau accordé et félicité.
Plus temps de légère réflexion et retour au calme.
Troisième tentative de "marchez devant" + une action de rène
pour demander, moi, un pivot qui la ramène dans la direction initale
souhaitée: dès qu'elle est dans l'axe elle s'engage dans le pas
et je félicite moultement.....!!
Les lignes droites n'ont pas une trajectoire très "ballistique"
(un peu flottante) mais on marche bien et dans le calme, malgré le ballottement
des brancards contre elle... Au bout d'a`peine un tour de manège je considère
que le message principal (marcher devant dans le calme) est plus qu'atteind
(je n'avais m6eme pas de stick pour m'aider, tout à la voix ou presque...........!)
et que donc je vais m'arrêter là....
Le petit coup de folie qui a été fait à l'instinct sans
réflexion ni préméditation: celui de demander un ho (elle
mé les avait tous impeccablement donnés) et de lacher immédiatement
sans ménagement le cadre à terre, en étant prête
à désamorcer un bond vers l'avant avec cadre qui traine, pour
conditionner "cadre à terre = stop": la jument s'immobilise
à mon appel, et au choc derrière elle se "tasse", tressaille
en conservant l'immobilité....Grosses félicitations, elle se décontracte
immédiatement, et je dételle sans trop de ménagements (en
laissant tomber les brancards) une jument immobile, super zen, et bien entendu
recouverte de caresses........
6- Retour à l'écurie cadre à la main bien évidemment.
Conclusion
Scéance "idéale", car peu de stress, et
impeccablement géré à la voix.... On travaille en pantoufles
et j'en suis la première sidérée, de toute cette sérénité
d'un cheval autrefois très peureux. Ai même pu aller au delà
de mes objectifs en introduisant le conditionnement au stop lors du cadre à
terre.
A continuer jusqu'à fluidité et transposition complète
des longues rènes au cadre de traction...
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